Petite leçon de sacres québécois

Au fil des discussions avec les Québécois, il est certains que les sacres, ou les jurons si vous préférez, vont vous intriguer et vous fa...


Au fil des discussions avec les Québécois, il est certains que les sacres, ou les jurons si vous préférez, vont vous intriguer et vous faire rire, surtout parce qu’ils sont issus d’un vocabulaire religieux (et non sexuels, comme en France par exemple). Mais attention, ce n’est pas pour cela qu’il sont moins vulgaires! Si vous les employez — même pour rire — à tort et à travers, vous risquez d’être mal perçu et de choquer certaines personnes... Un peu comme si un inconnu se mettait à crier à la caisse d’un supermarché parisien : «M*rde, ce fils de p*te vient de me passer devant, quel c*nnard!»

4 sacres du moins fort au plus fort

Ostie (parfois prononcé «asti», «esti» ou carrément «sti») 
«Ostie qui fait frette» = il fait vraiment, vraiment très froid. 
Une variante moins intense est de dire «En titi» au lieu de «En ostie» («Fait frette en titi!»).

Câlisse (ou câliss, à prononcer comme «coliss») 
«J’m’en câliss»= je m’en fout, je m’en tape, je m’en bas les c*... 
«Câline», «Calique» ou «Câliboire» sont les variantes moins intenses.

Criss (qui vient du mot «Christ»)
«T’es un criss de cave»= t’es un gros imbécile, un abruti
«Cristi» ou «Crime» sont des variantes moins intenses.

Tabarnak (et non «tabernacle» comme les Français aiment dire)
«J’suis en tabarnak»= Je suis furieux, très en colère...
«Tabarnouche», «Tabaslak» ou «Tabarouette» sont les variantes moins intenses.

Si on combine, l’effet est décuplé... et ce n’est pas pour dire sa bonne humeur en général :
«Ostie de câliss de tabarnak»; «Câliss de criss»

Des sacres versatiles

Utilisés comme noms : 
«Le p’tit criss, il m’a bien eu!»
«Depuis qu’il a appris la nouvelle, il est en tabarnak!»

Utilisés comme verbes : 
«J’vais t’en crisser une» = je vais t’en mettre une
«Décalisse!» = fous le camp, dégage 
«Il a crissé son char là» = il a abandonné/foutu sa voiture ici 

Utilisés comme adjectifs : 
«T’es un ostie de mangeux d’marde» = t’es un gros con, un connard… (ou autre!) 
«C’est une criss de belle fille» = c’est une putain de belle fille 

Utilisés comme adverbes : 
«Il est crissement dans la marde» = il est vraiment dans la merde 
«C’est crissement bon!» = c’est vraiment délicieux 

Pour finir, il est possible de combiner le tout pour en faire de «très jolies» phrases :
«Tabarnak! J’vais t’en crisser une si tu décâlisses pas, mon ostie!»
«Crisse moi la paix estie!»
«Sti de tévé à marde! J’vais la crisser par la fenêtre la tabarnak» (tévé =télévision)

Et pour finir avec un peu de douceur :
«J’t’aime en tabarnak mon p’tit criss!»


Encore une fois, n’utilisez pas ces mots et expressions à tout va. 
D’une part parce qu’il est possible que les Québécois prennent ça pour de la moquerie envers eux (surtout si vous prononcez «tabernacle» au lieu de «tabarnak» par exemple).
D’autre part, parce que vous risquez vraiment de choquer du monde autour de vous.

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